Festival de poésie
"Voix de la Méditerranée"
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Dossier de presse
Du 12 décembre 2009
au 4 avril 2010
Exposition de peintures
"Paysages du Sud"
de Vincent Bioulès
Ouverture au public
9 h 30 à 12 h et 14 h à 18 h
sauf le lundi
Exposition de photographies
"Moment meets motion"
de Günter Hoffmann
Organisée par le Groupement
Images du Salagou
à la Galerie Photo des Schistes
Caveau des Vignerons de Cabrières
Entrée libre
Du lundi au Samedi
9 h à 12 h et 14 h à 18 h
Dimanche et jours fériés
10 h à 12 h et 15 h à 18 h
Concert de
Polyphonies corses
par le groupe SAROCCHI
Entrée 15 €
Renseignements et réservations
04 67 44 09 31
Festival de poésie
Voix de la méditerranée
Le programme est
ICI
Samedi 14 mars 2009
Places et lieux de vie.
L’évolution des espaces publics.
par l’association
La Manufacture des Paysages
L’affiche est ICI.
Concert organisé par l’association Art Musique Tradition & Patrimoine
Dimanche 15 février 2009
à 16 h 30
en l’église Saint-Hippolyte
Renseignements et réservations au :
04 67 25 14 22
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5 Février 1767 … Requête des consuls à Monseigneur le vicomte de St. Priest Intendant … supplient humblement les consuls et communauté de reconnaître que Baumes à très mal fait les travaux, nous demandons qu’ils les rendent conformes au devis dressé par Billoin.
Vu par nous Intendant la présente requête, nous ordonnons qu’elle soit communiquée au sieur Baumes pour y répondre dans huitaine : fait à Montpellier le 1 Février 1767 … de Saint Priest.
Réponse de Guilhaume Baumes entrepreneur, à Monseigneur de Saint Priest Intendant.
Supplie humblement sieur Baumes maçon de Gignac, disant qu’il se chargea des ouvrages à faire à l’église de Canet, lesquels ouvrages le supliant paracheva et lorsqu’il fut question du payement du dernier tiers du prix des ouvrages il ne fut point de contestations que les consuls de Canet n’élevassent pour renvoyer le payement du suplt [abréviation utilisée dans l’acte pour le "suppliant"]. Mais forcés de convenir que les ouvrages avaient été perfectionnés, le suplt en contradictoires défences avec les consuls, obtient ordonnance de votre Grandeur portant que dans quinzaine, les dits consuls procureraient au suplt le restant de ce qui lui était du et ce par les voyes portées par l’ordonnance de permission de passer bail qui étaient, ou la voye de l’emprunt, ou celle de l’avance faite par les particuliers, laquelle ordonnance fut notifiée aux consuls par exploit du 19 Décembre dernier.
Tant sans falut que les consuls satisffissent à votre ordre, ils éludèrent sous les plus belles promesses et enfin sollicité par le dit suplt, le sieur Cazes consul écrivit au suplt une lettre par laquelle il lui marqua le 5 Janvier dernier que s’ils ne tenait qu’à eux consuls, ils seraient payés depuis longtemps, mais que la communauté n’ayant aucun fond il faut qu’elle emprunte, ce qu’elle ne trouve pas à faire depuis la réductions des intérêts à 4 pour cent. Ce consul, assure encore le suplt, qu’il y a 15 jours c’est-à-dire le 20 Décembre qu’il fut délibéré de suplier votre Grandeur de permettre d’obliger un nombre d’habitants de faire l’avance, que le Procureur de la communauté a en conséquence présenté la requête et que lorsqu’on aura obtenu la permission, le suplt sera satisfait.
Il était naturel de penser que le suplt serait satisfait. Cependant les consuls qui sont mal intentionnés, au lieu de chercher les moyens pour satisfaire à votre ordonnance du 11 décembre, vous ont donné requête remplie de faux faits et prétendant que le suplt n’a pas remply ses engagements, il conclud a ce qu’il fut surcis a votre ordonnance que le suplt fut tenu de réparer les dégradations causées aux ouvrages et qu’il fut condamné aux dépens : sur laquelle requête vous rendites ordonnance le 5 Février dernier de soit communiqué au suplt pour y répondre dans huitaine, laquelle ordonnance les consuls de Canet ont gardé en poche plus d’un mois.
Cependant le suplt ne voyant point effectuer les promesses contenues en la lettre du Sieur Cazes, vous donna requête pour demander que les consuls procureraient au suplt les sommes dues, sy non contraints a leurs bien propres ; de laquelle demande il fut donné acte au suplt par votre ordonnance due 26 Février dernier qui porte que Mr. Leblanc procureur des consuls deffendra à la demande du suplt, dans trois jours, sy non, qu’il sera fait droit, en l’état.
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Les consuls sans doute informés de la demande du suplt luy ont fait signifier par exploit du 7 mars votre ordonnance du 6 Février, a laquelle le suplt va répondre et démontrer que chaque pas de ces consuls dans cette affaire, décelle leur mauvaise foy et le désir qu’ils ont de priver le suplt de ce quy lui est légitimement du, pour le faire avec ordre et ne laisser rien, pour le confondre ; il suffit de comparer le langage que tiennent les Consuls aujourd’hui, avec celui qu’ils ont tenu dans le cours de la première instance, sur laquelle est intervenue votre ordonnance du 11 Décembre.
Vous voudrez vous rappeler Mgr que par exploit du 14 Janvier dernier, le suplt demanda devant vous la condon [condamnation ?] de 649 livres 16 sols ; que la 1ere demande que firent les consuls pour éluder le payement fut de vous donner requête dans laquelle ils convient que les ouvrages faits par le suplt avaient été trouvés pour led Billouin et Cazes bien dûment et solidement faits suivant les règles de lard, à l’exception d’un canal qui prend les eaux du toit de l’église qu’ils convient néanmoins que suplt à perfectionné de depuis et par cette première requête ils demandèrent la permission de porter en vérification les 649 livres dûes au suplt et cela dans la vue d’éloigner son payement et par une requête subséquente, ils n’ont eu garde de contester la solidité des ouvrages.
L’objet que les consuls se proposaient dans leurs requêtes n’ayant pas été rempli puisque par votre ordonnance du 11 Décembre il a été ordonné que le suplt serait payé, dans la quinzaine, les consuls dans la vue de toujours frustrer le suplt du payement de son deu n’ont pas craint de se donner un démenty à eux-mêmes, puisque dans leur requête sur laquelle est intervenu à votre ordonnance du 16 février, ils ont faussement avancé qu’il était intervenu beaucoup de défectuosités dans les ouvrages et en particulier au couvert de bas côtés de l’église et de la sacristie qu’ils prétendent n’avoir pas été construites comme au devis, en que les tuilles quy devaient être noyées dans le mortier ne l’ont pas été.
Le suplt, vous observe qu’il a exécuté ce devis, en ce point comme dans tous les autres, puisque lorsqu’il fut question de faire les réparations du couvert, les ouvriers, les consuls et sieur Billoin s’étant aperçu qu’il n’était pas possible de noyer les tuilles dans le mortier à cause que la couverture de l’église est faite en chevrons, les Consuls se pourvurent devant vous, et obtinrent une ordonnance quy leur permis de faire des changements aux devis et en conséquence les changements furent déterminés par le sieur Billoin, et le suplt s’y conforma : voilà pourquoi les consuls disent vrai dans leur requête sur laquelle est intervenue votre ordonnance du 5 Août lorsqu’il disait que le suplt avait perfectionné les ouvrages qu’ils avaient été reçus.
Il ne serait pas surprenant que les orages arrivés au mois d’octobre et de novembre derniers il y eut quelques goutières à l’église ; les maisons les plus solidement construites en ont souffert et les consuls reconnurent tellement dans le temps que ce n’était point la mauvaise construction qui les occasionnaient, puisque deffendant en Novembre et Décembre aux requêtes du suplt sur laquelle est intervenue votre ordonnance du 11 Décembre, ils n’ont eu garde de quereller les ouvrages, ils ne l’ont pas même fait après votre ordonnance, puisque le sieur Cazes consul, écrivait au suplt le 5 Janvier, lasseure que s’il n’a point été payé c’est parce que la communauté ne trouve pas en emprunter à cause de la réduction des intérêts.
Enfin les Consuls se plaignent de ce que le pavé a été mal posé, qu’il n’est point uni, qu’il y a des élévations dans des endroits et des crus dans d’autres, et que cela procède de ce que les terres n’ont pas été battues à la dame. Sy le suppléant (sic) avait portés des terres dans l’église, la présomption des consuls aurait une apparence de justice. Mais au contraire le suppléant a été obligé de tirer plus de vingt tombereaux de terre de cette église, pour en rendre le sol uni, en sorte qu’il était très inutile de battre à la Dame des terres qui y étaient afféssées depuis plusieurs siècles et sur lesquelles cet outil aurait rien opéré ; s’y les consuls voulaient faire usage de la vérité, ils auraient dit que la rivière d’éraud ayant ynondé totalement le village jusqu’au premier étage des maisons , les eaux dont l’église était remplie ont soulevé les terres et dégradé les pavés.
Que les consuls n’attribuent donc pas les dégradations survenues à l’église à l’imperfection des travaux faits par le suppléant, mais qu’ils les attribuent aux orages et aux inondations arrivés en Novembre et Décembre, puisque les ouvrages étaient dans leur entière perfection lorsqu’ils furent reçus par le S. Billoin ; ils ont en main le devis, votre ordonnance qui y permit les changements et les procés verbail des éxécutions ; ils n’ont qu’à rapporter ces pièces, elles seront d’un grand prix pour la décision de cette cause et votre Grandeur sera convaincue que la requête des consuls n’est que la production de leur mauvaise volonté de se quitter envers le suppliant. A ces causes il vous plaira Monseigneur sans avoir égard à la requête des Consuls de Canet, les en déboutant et adjuger au suppliant les fins par la précédente requête et ferez justice.
Signé CABANES.
Décision de Monseigneur de Saint Priest Intendant.
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Vu les requêtes respectives du sieur Baumes et des consuls de Canet, les pièces jointes aux dites requêtes, notamment notre ordonnance du 11 Décembre 1766 et le certificat du sieur Billoin du 3 Mars dernier, ensemble l’avis du sieur de Montferrier, sindic général de la province, et attendu ladveu des consuls sur la vérification et la réception des ouvrages lors de la sus dite ordonnace.
Nous, sans nous arrêter aux requêtes des consuls, ordonnons que notre ordonnance du 11 Décembre 1766 sera exécutée selon sa forme et teneur, et en outre, à défaut par les consuls de trouver à emprunter la somme qui reste dûe au sieur Baumes sur le prix de son bail, ordonnons que l’avance en sera faite par un nombre des plus forts et plus âgés contribuables, qui seront nommés par délibération de la communauté, à quoy faire ils seront contraints par les voyes de droit, de laquelle somme le prêteur ou ceux qui en auront fait l’avance seront remboursés par impositions après la vérification, avec l’intérêt au denier 25, exempt de toute retenue ; ordonnons au surplus que les dits consuls procureront au sieur Baumes, sur le fond des dépenses imprévues, le payement de 7 livres, 10 sols pour les frais par lui exposés y compris ceux de la signification de la présente ordonnance.
Fait à Montpellier le 11 Juin 1767.
DE SAINT PRIESTSignifié aux consuls par exploit de Joseph Dupin, huissier en la cour royale de Gignac, le 21 Juin 1767.
Nous avons cité cette pièce toute entière pour montrer que si la communauté savait attaquer, l’entrepreneur se défendit si bien, qu’il eût gain de cause. En effet, malgré une seconde requête, la communauté fut obligée de payer Baumes.
6 Janvier 1729. Délibération qui accepte la proposition faite par les Prévôts de la confrérie du St. Sacrement (très ancienne et sans revenus) d’établir aux frais de la Confrérie des saules sur le bord du fossé qui règne depuis la fontaine du faubourg, le long de l’église paroissiale de St-Martin, jusques vis-à-vis l’église, et des mûriers sur le bord du fossé dans le terrain appelé le Pradel, à côté de l’église et de même de l’autre côté du terrain, sur le bord des chemins du moulin, ce qui ne pouvait causer aucun préjudice à la communauté et de telle sorte que les revenus de tous ces arbres appartiendraient à la confrérie pour le luminaire et autres réparations.
Signatures du Prieur et de Boyé, 1er Consul.
Ce modeste désir portera le lecteur à dire le mot de la Fontaine : "Le moindre grain de mil" suffisait donc à cette confrérie. Il faut rappeler que jadis, l’élevage des vers à soie était considérable à Canet.
Deux grands immeubles désignés sous le nom de Manianerie existent encore, les mûriers étaient donc un revenu réel. De nos jours presque tous les mûriers sont arrachés. Il n’y a que quelques rares propriétaires qui se livrent à l’élevage des vers à soie. Ce qui attire dans le foyer familial un revenu dans l’espace de 50 jours ; ce revenu, suivi peu de temps après par la vente des oignons, alimente le foyer jusqu’aux vendanges, et procure quelquefois une honnête aisance.
Depuis longtemps, tout le territoire est planté en vignes ; en 1912 il y a eu 37.596 hectolitres, en 1913 il y a eu 26.410 hectolitres.
La visite pastorale de Mgr. en Septembre 1631, nous apprend que l’église de Saint-Martin possédait trois calices en argent, un reliquaire sera converti en ciboire pour remplacer le ciboire actuel en étain. Il y a encore deux croix processionnelles en argent, un tabernacle fait par le Prieur, six nappes, trois aubes, sept ou huit chasubles bonnes ou mauvaises, trois chapes de procession, trois tuniques de diacre ou sous-diacre, deux parements d’autel, un pavillon, six chandeliers de cuivre jaune, trois cloches, les livres nécessaires pour le chant, trois missels, un encensoir.
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1721 et 30 Mars ... Me Jean Estelle, Prêtre prieur, étant décédé, son héritier M. Grégoire, capitaine dans le régiment de la couronne, prie les consuls de nommer un dépositaire des vases sacrés. L’assemblée nomma Pierre Rouch, hânt du dit lieu, pour conserver ces vases : trois calices avec trois patènes d’argent, une croix de laiton, un fer pour les hosties, encore une boitte d’argent que le dit feu sieur Prieur avait acheté et que le dit sieur Grégoire veut bien laisser à la communauté, pour les réparations qu’il faudra faire au sus dit calice décolé.
1669 … les consuls donnent à forfait à Etienne Cazes, maître-masson de Canet, pressant et acceptant comme moins dittes, à traduire et changer la grande Croix appelée de la Mission, qui est a prézent pozée au plain de devant le chasteau du Seigneur du dit lieu, du costé de la maison de Guilhaume Causse et de celle de Jean Ferrieur, à la place publique et au mitan du vuide qui est entre le gros alisié et le gros mûrier, du côté de la maison Goutard, en la mesme longueur, largeur, forme estat et de manière qu’elle se trouve présentement au sus dit endroit, lequel lieu lui sera plus précizément marqué par les dits consuls, et ce en conséquence de l’opposition randu par la cour royalle de Gignac … le tout sera fait par le dit Cazes avec chaux et sable provenant de Villemane.
Pacte accordé que le dit Cazes sera tenu et obligé, en cas qu’il viendrait à se rompre ou gaster quelques partye ou pièce de la dite Croix, d’acheter d’autres pièces et les travailler à ses seuls frais et dépans sans que la communauté soit obligée à y contribuer en rien qu’à lui payer sullement la somme de douze livres, après la fin et entière perfection du sus dit travail, lequel le dit Cazes sera tenu de faire dans huit jours. Chacun des consuls et Cazes ont consenti à hypothéquer leurs biens.
Signatures
21 Avril 1689, à l’étude de Me Figarède, notaire du lieu ont comparu Me Jean Estelle, prêtre et Prieur de Canet et Olivier Coller, Me graveur de Paris, procureur fondé de Marie Blanchet sa feme et autre Marie Blanchet femme de Louis Fournier, maître vitrier de Paris, prêtre et prieur de Canet, leur frère, constitués par deux actes de procurâons passés par devant Mes Garnier et Bru, notaires au Chastelet, à Paris, sachant que le dit sieur Estelle se plaint qu’il lui manque divers ornements à l’église parrochelle, desquels les heritiers du feu Blanchet sont responsables. Pour éviter un procès, le peix Collet offre quarante cinq livres et le reste était dû à leur Beau Frère. Les amis communs obtinrent cet accomodement.
Voici la facture du dais, que la Communauté fit faire à Montpellier, 27 Mars 1720 :
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Etoffe . . . . . . . . . . 35 livres 10 sols Toile . . . . . . . . . . 8 livres 10 sols Menuisier . . . . . . . . . . 7 livres 10 sols Etrennes . . . . . . . . . . 0 livre 10 sols Frange . . . . . . . . . . 21 livres Serrurier . . . . . . . . . . 9 livres Tapissier . . . . . . . . . . 12 livres ________ TOTAL . . . . . . . . . . 94 livres plus 6 livres pour le voyage et le séjour du commissionnaire à Montpellier.
Cela fait 100 livres versées par Bonal entre les mains de Durant, maître tailleur.
Le plan de la chaire existe dans les archives municipales sur une échelle de un pouce par pied. Il est conforme à la chaire actuelle et porte les deux indications suivantes :
1° Plan et élévation de la chaire de l’église paroissialle de Canet.
2° fait à Gignac le 6 juillet 1764.
Signé Billone.
L’escalier en bois avait dix marches, il a été remplacé par un de fer.
3 Janvier 1773, Etienne Gauget, maître menuisier, hânt du Pouget, fit deux confessionnaux en bois de sapin, de 8 pans de haut et 8 pans de large, avec l’avant corps avec fermeture à porte à barreau et les ferrements nécessaires.
L’usage si chrétien de sonner les cloches à l’approche des orages existait déjà en 1728 : on donnait 3 livres au Valet de ville à cet effet. Délibération du 15 Août 1728.
Une délibération de Novembre 1747, une autre de Décembre même année reconnaissent que dans l’église paroissiale, "… deux petites cloches sont fêlées et hors d’état de servir, de même que l’horloge du présent lieu. Le rouage de laquelle est si vieille qu’il est impossible de la faire aller en règle … la communauté offre pour la refonte des cloches 400 livres et pour l’arrangement de l’horloge 150, elle donne pouvoir au maire et aux consuls, pour demander à Mgr l’Intendant l’autorisation de faire ces travaux et la permission d’emprunter 600 livres pour les sus dites réparations et les frais secondaires".
AFFICHES DU DEVIS
Dans ce but, les proclamations sont faites trois dimanches consécutifs, à Pézenas et à Clermont. Joseph Bardet, maître fondeur à Béziers, Potingon, fondeur à Montpellier, Balandy, fondeur à Nîmes, après avoir pris connaissance du devis font leurs offres à 800 livres. Les "moins dittes" de Barbet étant meilleures, sont acceptées, malgré une lettre de Perette procureur de la communauté de Canet à Montpellier, dans laquelle il déclare au Maire "que le sieur Potingon est un honnête homme que je connais, avec qui on peut traiter avec sûreté, si on est d’accord".
Pour les travaux de l’horloge ce fut Blanc, maître-charron de Clermont.
CONDITIONS OFFERTES
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Nous soussigné Joseph Barbet, maître-fondeur de Béziers, fait offre à Messieurs les Maire, Consuls et Communauté de Canet de faire refonte et réparations de deux cloches fêlées, mentionnées au devis, moyennant le prix et somme 400 livres quy nous sera payée à la réception et perfection du travail des dites cloches lesquelles seront pesées lorsque nous les aurons descendues du clocher et après qu’elles seront refondues et parfaites, elles seront repesées.
Pour le déchet de quelle refonte, il nous sera laissé par la communauté cinq livres par quintal, sans que nous soyons tenus d’en donner compte, à la communauté ; attendu que la matière fait ce déchet, lorsqu’elle se refond, et au cas après le rebatement du dit déchet les dites cloches pèsent moins ; nous Entrepreneur payerons ce qu’il manque à la dite communauté à raison de dix huit sols la livre et s’y elles pèsent plus, la communauté nous payera l’augmentation à raison de vingt et six sols la livre et moyennant ce dessus, nous Entrepreneurs nous obligeons de remettre en place, au dit clocher, les deux cloches pour qu’elles puissent faire leur usage et c’est de ce jour dit à la fin de Janvier prochain.
Fait à Canet ce 23 Décembre 1747.
BARBET
DEVIS POUR L’HORLOGE
Il sera fait du côté du mouvement de l’horloge :
1° les lenternes neuves ;
2° à la roue du tambour du dit mouvement, la denture neuve, la roue portant la largeur, repasser la roue de rencontre, faire la berge des palletées comme aussy le support du ballensier, il sera fait pour la montre et accommodé la route et faire la lenterne neuve d’où il n’y en a point ;
3° il sera fait du côté de la sonnerie du dit horloge, toutes les lenternes neuves, tourné la roue du tambour et repasser toute la denture, arracher toutes les chevilles y attachées, qui font sonner les heures et les attacher de l’autre côté avec la fausse roue qui les accompagne, il sera fait une roue de counte neuve a repyc dou yl nut [ ? ] par retailler la roue de cercle, faire de neuf ou racommoder tous les arbres selon qu’ils en auront bezoin, tant du côté du mouvement et de la sonnerie, comme aussy reboucher ou changer tous les trous des montants, selon qu’ils demandent enfin.
4° Le entrepreneur sera tenu de mettre le dit horloge en bon éta et qu’il puisse sonner les heures pozitives, de mettre des cordes neuves de bonne chanbre et payer tous les frais qui se feront pour obtenir la permission de faire lever le marteau qui frappe sur la cloche de l’horloge de beaucoup plus qu’il ne fait quand il sonne les heures, afin qu’il soit entendu des habitants plus qu’il n’en est, sera accommodé toutes les piesses d’arrêt par où elles manquent, mettre tous les ressorts, quarres et cliquets en état, comme aussy les tambours entièrement uzais, faire crépir induire et blanchir à la tour de l’horloge à l’endroit plus commode quatre pants de diamaitre pour construire une montre à soleil et fournir toutes les couleurs ; et les habitants s’obligent à faire pintré la dite montre et fournir le boizage pour le chafau. L’entrepreneur sera tenu de faire monter, entretenir, pendant sa vie durant, l’horloge moyennant l’imposition que les commissaires du Roy permettent à la communauté sur le pié de dix-sept livres.
Moi soussigné Me Charron j’accepte le devis aux prix de 150 livres et payable quinze jours après l’ouvrage reçu.
A Canet, 24 Décembre 1747.
BLANC.
Cette montre solaire était placée sur la tour du sud-ouest, avec une devise. Ces devises habituaient le peuple aux enseignements moraux. Pour l’homme du monde "le temps c’est de l’argent !", mais pour le chrétien, le temps n’est autre chose que la monnaie de l’éternité. L’horloge doit être pour lui un sujet de salutaires méditations. Aussi, sur ces cadrans, lisons nous les plus belles sentences.
| Omnes feriunt | Pas une qui ne nous frappe |
| Vulnerant omnes | Pas une qui nous blesse |
| Ultima necat | La dernière est la plus redoutable, elle tue |
| Ultima coelo | Que l’aiguille qui marque cette heure soit orientée vers le ciel. |
| Vita quasi umbra | La vie est une ombre (Roueire près Quarante) |
| Gaudete mecum | Réjouissez-vous avec moi (Rusquié prés de Quarante) |
| Quis audet meun sternere | Qui terrassera le temps (Aspiran) |
| Sine sole nihil | Sans le soleil, c’est le néant (Berlou) |
| Eo dulciores, quo breviores | Plus elles sont courtes, plus elles sont agréables (Montpellier) |
"C’est le temps d’aimer Dieu" (Laroque près de Ganges).
Pénétré de ce même enseignement populaire, le grand Poëte de langue d’oc a dit :
"Quan sias urous, trota la gusa ;
Quan sias malurous, vaïs aou pas."
Celle de Canet était un blâme pour les paresseux : "Hora longa, pigris".
FORMALITES POUR LES CLOCHES
Toutes les pièces, devis, engagements, certificats de publications envoyés à l’Intendant, celui-ci ordonna de nouvelles publications le 6 Janvier 1748. Les secondes publications faites et personne n’étant venu faire des offres, Mgr de Montferrier permet les travaux et l’emprunt le 24 Janvier 1748.
ENGAGEMENTS RECIPROQUES
Les sieurs Consuls et les délibérants, ont de leur gré, au nom de la présente communauté, baillé et baillent à Joseph Barbet icy présent et stipulant et acceptant, la refont de deux cloches fêlées, à l’une desquelles il doit être fait un bois neuf et feremente ; celle quy est étant hors d’état de servir lesquelles cloches seront prises à poids au clocher et rendues en y celui ; de même lorsqu’elles seront remises en place prêtes à sonner, en toute perfection et solidité d’ouvrage, aux frais et despans de Barbet, ainsi qu’il promet et s’oblige de ce jourd’hui au 20 Mars prochain. Et après que les ouvrages et réparations seront parfaits et finis, la vérification en sera faite par un maître ou autre que la communauté voudra nommer qui en fera son rapport avec l’expert que le dit Barbet nommera, et sy les dits ouvrages sont solidement faits, les dits sieurs Consuls seront tenus comme ils sy obligent, de payer au sieur Barbet la somme de 400 livres : il sera laissé cinq livres par quintal à Barbet lequel ne pourra pas amoindrir le poids des cloches que du dit déchet et sil y ajoute de la matière, la communauté la lui payera à raison de vingt et six sols la livre et sy elles pèzent moins le déchet toute fois précompté, on retiendra sur la somme qui doit être payée à Barbet, dix huit sols pour chaque livre qu’y y manquera. Le poids sera fait avant et après la refonte, en présence des consuls Jean Boyé et Etienne Perrette qui en feront leur rapport par écrit.
De même a été baillé à Pierre Blanc, les réparations de l’horloge selon le devis, moyennant la somme de 150 livres et sera un expert pour chacun. Barbet et Blanc hypothèquent leurs biens.
POIDS DES CLOCHES AVANT LA REFONTE
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1er Mars 1748 … Nous Ducel, Maurin, Soulairol consuls délégués présents à la descente des cloches, en présence du sieur Barbet, avons pesé séparément les cloches : la 1ère a pesé cinq quintals onze livres et l’autre sept quintals moins huit livres.
15 Avril 1748 … Nous Etienne Perrette et Jean Pierre Boyé, délégués, en présence de Barbet qui a refondu les deux petites cloches, aussitôt qu’elles ont été sorties du fourneau, avons pezé : la 1ère pèze six quintals soixante neuf livres, la plus petite quatre quintals six livres et demy, en tout quinze quintals 76 livres et demy ; il manque 56 livres et demy et comme il est porté par le bail passé avec Barbet, qu’on lui laissera cinq livres par déchet par quintal il se trouve que Barbet a fourny deux livres et demy de matière en plus.
A son tour, Blanc a terminé les travaux de l’horloge reconnus bien exécutés.
Jean Alafre, bourgeois de Tressan, prêta 500 livres en louis d’or, écus blancs et autre monneye de cours, retirée reçue et embourcée par Ducel 1er Consul. A son tour Ducel avec cette somme paya Barbet et Blanc.
En 1788, 24 Février, Gabriel Boyé expose au conseil politique qu’il y a urgence de réparer l’horloge dont les contrepoids étaient à découvert et au mauvais temps, ainsi que les cordes, en sorte que les enfants et autres polissons les secouaient, que le vent pénétrait jusqu’aux rouages par les ouvertures de la cage et causait préjudice au rouage ; de plus qu’il fallait pour monter à l’horloge grimper sur une échelle en bois exposée à la pluie, ce qui exposait la vie du remonteur, qu’il serait bon de mettre un contrepoids à l’abri et de réparer le vieil escalier qui était dans la tour.
Un devis fut publié et Jean Nougaret, maçon de Clermont, accepta le travail pour 700 livres. Le baron de Ballaivillers Intendant approuva le tout.
A suivre ...
NB : L’orthographe des textes en vieux français est d’origine …